Il existe différents moyens de prévention contre le VIH, qu’ils soient médicaux ou non médicaux. Les méthodes non médicales incluent l’utilisation de protection comme les préservatifs, l’abstinence, ainsi que la communication et l’éducation. Les approches médicales contre le VIH comprennent la PrEP (prophylaxie pré-exposition), le TPE (traitement post-exposition) et le TasP (traitement comme prévention).1

Rendre ces solutions accessibles et adaptées aux besoins de chacun est la stratégie la plus efficace pour réduire le risque de transmission du VIH. Il est essentiel d’échanger avec son médecin ou un professionnel de santé spécialisé en santé sexuelle afin de prendre une décision éclairée, en tenant compte de l’efficacité médicale, du mode de vie et des préférences personnelles.

Les choix en matière de prévention du VIH et du sida et de prise en charge varient selon la situation : avant toute exposition au virus (pré-exposition, quand une personne n’a pas encore été exposée au virus) ou après une exposition (post-exposition, à la suite d’une exposition au virus).2 Contre l’infection par le VIH, il existe différents moyens ayant démontré leur efficacité pour se protéger et protéger autrui : le préservatif (masculin et féminin), le dépistage régulier afin de déceler une infection latente à un stade précoce, et les traitements préventifs comme la prophylaxie pré-exposition (PrEP), recommandée chez toutes les personnes séronégatives exposées à un risque élevé de contracter le VIH. À cela s’ajoutent des strategies complémentaires : la prophylaxie post-exposition (PEP ou TPE) après un risque récent, ainsi que la prévention fondée sur le traitement (TasP, «Treatment as Prevention »), résumée par le principe I=I («Indétectable = Intransmissible»), selon lequel une personne vivant avec le VIH, bien traitée et contrôlée virologiquement, ne transmet pas le virus.30

Pour certaines populations à risque particulier, comme les usagers de drogues injectables (UDI) ou les personnes pratiquant le chemsex, des mesures de réduction des risques (échange de matériel stérile, encadrement et conseils adaptés) sont également essentielles pour limiter la transmission.30

Le VIH est le virus responsable de l’infection, tandis que le sida en est une conséquence possible à un stade avancé. Dans cet article, nous expliquerons comment le VIH se transmet et quelles mesures permettent de prévenir son acquisition ou de le gérer à chaque étape de la vie sexuelle.

Chez ViiV Healthcare, nous nous engageons à fournir une information claire et fiable pour tous. La prévention du VIH ne doit pas reposer uniquement sur les personnes vivant avec le VIH : elle est l’affaire de chacun. Ensemble, nous pouvons réduire la transmission du VIH en faisant des choix éclairés et responsables.

TRANSMISSION ET PRÉVENTION DU VIH : COMPRENDRE POUR MIEUX SE PROTÉGER

Le VIH peut toucher toutes les personnes, quel que soit leur sexe ou leur genre. Comprendre les modes de transmission est essentiel à la prévention du VIH et du sida. Le virus ne se transmet que par certains fluides corporels provenant d’une personne vivant avec le VIH et ayant une charge virale détectable. Ces fluides incluent le sperme, les sécrétions pré-séminales, les fluides rectaux, les sécrétions vaginales, le sang et le lait maternel.3

La voie la plus courante de transmission du VIH est le rapport sexuel anal ou vaginal, ainsi que l’usage de drogues par voie intraveineuse (par exemple, lors du partage d’aiguilles ou de seringues).4 La transmission du VIH est limitée au contact direct avec ces fluides corporels spécifiques mentionnés ci-dessus ; les activités sans exposition à ces fluides présentent un risque très faible de transmission du VIH.

Bien que la transmission du VIH par le sexe oral soit théoriquement possible, elle reste extrêmement rare.5 Les estimations varient entre 0 % et 0,04 % de risque de transmission par acte sexuel.6 Certains facteurs peuvent augmenter ce risque, comme l’éjaculation dans la bouche avec présence d’ulcères buccaux, de gencives qui saignent, de lésions génitales ou de présence d’infections sexuellement transmissibles (IST).5

Le VIH peut également être transmis de manière périnatale, c’est-à-dire d’une mère séropositive à son enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement.5 Cette voie de transmission est particulièrement importante à prendre en compte dans les soins maternels et les stratégies de prévention du VIH.

QUELS SONT LES MOYENS DE PRÉVENTION CONTRE LE VIH PENDANT ET AVANT L’EXPOSITION? 

Il existe des traitements de prévention du VIH avant une exposition, comme la PrEP contre le VIH, ainsi que d’autres modes de prévention tels que l’utilisation de préservatifs, la connaissance de son statut sérologique et le dépistage régulier des autres IST.

Utiliser des préservatifs 

Les préservatifs sont l’un des moyens de prévention les plus efficaces contre le VIH et les autres IST. Toutefois, il est important de rappeler qu’ils ne garantissent pas une protection à 100 %, car ils peuvent se déchirer pendant les rapports sexuels.7 Les préservatifs externes (pour le pénis) et tous les préservatifs internes (également appelés préservatifs vaginaux), par exemple les diaphragmes ou les capes cervicales, peuvent être utilisés comme méthodes barrières.

Les préservatifs internes offrent une protection équivalente à celle des préservatifs externes, à condition d’être correctement utilisés.8 Les préservatifs internes apportent également une protection supplémentaire aux hommes et aux femmes, car ils couvrent l’entrée du vagin et la base du pénis, où des lésions liées aux IST peuvent apparaître et faciliter l’entrée du VIH.8

Il est essentiel d’explorer toutes les options pour prévenir la transmission du VIH, notamment lors de rapports vaginaux ou anaux, surtout en l’absence de préservatif.

À noter : les rapports anaux sans préservatif présentent un risque de transmission du VIH plus élevé que les rapports vaginaux.5 Ce risque est particulièrement important pour le partenaire réceptif, car la muqueuse rectale est fine et plus vulnérable à l’entrée du VIH.5

Comportements pouvant augmenter le risque d’exposition et de transmission du VIH

Certains comportements peuvent accroître le risque d’exposition et de transmission du VIH.9

  • Rapports sexuels anaux ou vaginaux sans préservatif, lorsque les partenaires ne connaissent pas leur statut VIH et/ou n’utilisent pas d’autres mesures préventives (comme la PrEP contre le VIH).
  • Relations sexuelles avec des partenaires anonymes, car les discussions sur la prévention du VIH, les IST ou leur statut sérologique sont peu susceptibles d’avoir eu lieu. Une communication ouverte et un consentement mutuel sont essentiels pour garantir une expérience positive.
  • Rapports sexuels sous l’influence de drogues (chemsex) ou d’alcool, car ces substances peuvent réduire les inhibitions et augmenter les comportements à risque.

Peut-on avoir des rapports sexuels avec une personne vivant avec le VIH ?

Oui, absolument. Lorsqu’une personne vivant avec le VIH suit correctement son traitement, maintient un niveau indétectable du virus pendant au moins six mois et a un suivi médical régulier*, elle ne transmet pas le VIH à ses partenaires.10 Ce principe est connu sous le nom ‘Indétectable = Intransmissible (I=I).10

I=I signifie que lorsqu’une personne a une charge virale indétectable, elle ne peut pas transmettre le virus. Cette information contribue à réduire la stigmatisation et la discrimination, et favorise une vision plus inclusive et éclairée des relations intimes impliquant des personnes vivant avec le VIH.

* soutien à la prise régulière des traitements, détection et traitement des éventuelles infections sexuellement transmissibles

MÉTHODES DE PRÉVENTION DU VIH POUR LES COUPLES OU RELATIONS sérodIscordant(e)s

On parle de sérodiscordance lorsqu’un couple ou une relation implique une personne vivant avec le VIH et une autre personne séronégative au VIH. Dans ces situations, les partenaires ont des statuts VIH différents. Le principe I=I garantit que ces relations sont sûres. Dans ce contexte, la prévention du VIH varie selon chaque individu :

Pour les personnes vivant avec le VIH :

  • Pratiquer des rapports sexuels protégés, utiliser des préservatifs et communiquer ouvertement avec ses partenaires sont des mesures essentielles, surtout si la personne n’a pas encore atteint une charge virale indétectable.
  • Prendre un traitement antirétroviral (ARV) comme prescrit, en suivant la stratégie « traitement comme prévention » (TasP). Les ARV sont un pilier de la prévention, permettant aux personnes vivant avec le VIH d’atteindre une charge indétectable et de ne plus transmettre le virus (I=I).10
  • Effectuer régulièrement des tests de charge virale pour vérifier si elle est détectable ou indétectable. Ces tests de routine améliorent la santé des personnes vivant avec le VIH et contribuent à la prévention du sida et du VIH.11

Pour les personnes séronégatives au VIH:

  • Comme pour les personnes vivant avec le VIH, pratiquer des rapports sexuels protégés en utilisant des préservatifs reste une mesure importante contre le VIH.
  • Si le partenaire a une charge virale indétectable, la PrEP peut être utilisée comme traitement préventif du VIH, offrant une protection supplémentaire.
  • Connaître le statut de son partenaire et effectuer régulièrement des tests de dépistage du VIH et des IST
  • Pour les usagers de drogues injectables (UDI) ou les personnes pratiquant le chemsex, des mesures de réduction des risques (échange de matériel stérile, encadrement et conseils adaptés) sont également essentielles pour limiter la transmission

Être dans une relation sexuelle exclusive avec une personne vivant avec le VIH dont la charge virale reste indétectable signifie que des mesures supplémentaires de prévention ne sont pas nécessaires, conformément au principe I=I.10

CONNAÎTRE SON STATUT VIH : UN PILIER DE LA PRÉVENTION DU VIH 

Connaître son statut grâce à des tests préventifs du VIH réguliers est essentiel pour la prévention du VIH. Cela permet un diagnostic précoce et une intervention rapide, réduisant le risque de transmission à autrui et améliorant la santé des personnes concernées.

Choisir de partager son statut VIH contribue également à prévenir la transmission en favorisant une communication ouverte. Lorsque les individus divulguent leur statut, cela renforce la sensibilisation et la compréhension entre partenaires, et encourage des pratiques plus sûres (comme l’utilisation du préservatif).

Parler ouvertement du VIH avant toute exposition potentielle est primordial. Normaliser et déstigmatiser ces conversations permet de briser les tabous, ce qui contribue directement à des efforts de prévention efficaces.

L’IMPORTANCE DU DÉPISTAGE DES IST

Le dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST) ne concerne pas uniquement les personnes vivant avec le VIH : il concerne également toute personne ayant des rapports sexuels réguliers. Les IST comme la chlamydia, la gonorrhée, la syphilis ou l’herpès génital/les ulcères augmentent le risque de contracter le VIH.9,12

Par exemple, une IST peut provoquer une plaie ou une lésion cutanée, ce qui facilite l’entrée du VIH dans l’organisme par rapport à une peau intacte.9

Ainsi, le dépistage régulier des IST est tout aussi crucial que celui du VIH. Vous pouvez vous faire tester dans différents lieux : centres de santé sexuelle, structures associatives ou autres alternatives, selon votre lieu de résidence.

TRAITEMENTS AVANT L’EXPOSITION AU VIH : LA PREP 

La PrEP est un traitement préventif contre le VIH, efficace lorsqu’elle est prise conformément aux recommandations. La PrEP se présente sous forme de médicaments prescrits : soit un comprimé quotidien, soit une forme injectable à longue durée d’action. Elle doit être utilisée avant qu’une personne ne soit exposée au VIH (par exemple lors de rapports sexuels, d’injections de drogues ou d’une exposition professionnelle). Certaines formes de PrEP peuvent également être utilisées comme mode de prévention contre le VIH pendant la grossesse.13,14

Pour être efficace, la personne doit être séronégative au VIH avant de commencer la PrEP.

La PrEP ne permet pas une prévention adaptée et sécurisée lorsqu’elle n’est pas prise comme prescrit. Il est donc essentiel de consulter un professionnel de santé pour discuter de votre mode de vie et de vos préférences afin de trouver l’option la plus adaptée.

Selon les recommandations de la HAS, toute personne ayant un haut risque d’exposition au VIH doit pouvoir bénéficier de la PrEP, notamment :

  • Les Hommes ayant des relations Sexuelles avec des Hommes (HSH) ou les personnes transgenres ayant plusieurs partenaires, quelle que soit la manière dont ils/elles définissent leur orientation sexuelle, rapportant des situations d’exposition au VIH présentes, passées ou futures.
  • Les femmes et les hommes hétérosexuels ayant un contexte général, relationnel ou individuel de forte prévalence ou de forte exposition au VIH.
  • Les usagers de produits psycho-actifs injectables avec échanges de seringues (partenaire sexuel ou d’injection de statut VIH inconnu ou perçu comme à risque d’infection du VIH ; partenaire d’injection positif au VIH ; partage du matériel d’injection ; pratique d’injection de produits psycho-actifs en contexte sexuel (« Slam »))31

Deux types de PrEP sont disponibles : la plus courante est le comprimé oral quotidien, et les traitements injectables à longue durée d’action (LDA) administrés plusieurs fois par an.15 Cependant, contrairement au comprimé oral, la PrEP injectable à longue durée d’action n’est pas encore disponible dans certains pays.14 La PrEP à longue durée d'action injectable est actuellement commercialisée au Brésil, au Canada, aux Etats-Unis, en France et au Royaume-Uni.

Les personnes souhaitant en savoir plus sur les moyens de prévention du VIH et du sida doivent consulter leur médecin ou un professionnel de santé sexuelle pour discuter de la pertinence du choix de la PrEP pour elles.

TRAITEMENT POST-EXPOSITION (TPE) 

Toute personne qui pense avoir été exposée au risque de contracter le VIH doit consulter un professionnel de santé dès que possible. Celui-ci pourra recommander un traitement d’urgence post-exposition (TPE), un traitement à prendre après une exposition potentielle pour prévenir le risque d’acquisition du virus.16

Un TPE dure 28 jours et doit être pris quotidiennement pour être efficace.16

Le VIH peut être évité si le TPE est commencé dans les 72 heures suivant l’exposition, idéalement dans les 24 heures.16 Le TPE peut ne pas être efficace s'il est débuté après ce délai. Si vous pensez être fréquemment exposé au VIH, le TPE n’est peut-être pas la meilleure option pour vous.

Il est essentiel d'associer le TPE à d'autres méthodes préventives, comme l'utilisation correcte et régulière de préservatifs et de la PrEP ; le non-partage de seringues et l'utilisation de matériel à usage unique ; connaitre le statut de ses partenaires ; le dépistage régulier, et la réduction des comportements sexuels à risque.30

Vos questIons, nos réponses

  • Les femmes peuvent-elles utiliser la PrEP ?

    Oui, toute personne peut contracter le VIH, quel que soit son sexe ou son orientation. Par conséquent, il est essentiel que les femmes connaissent également les modes de transmission du virus et les différents moyens de prévention contre le VIH/sida.

    Certaines formes de PrEP au VIH quotidienne et de PrEP « à schéma discontinu » ne sont pas prouvées comme efficaces chez les femmes ; il est donc important de discuter des différents types de PrEP avec un professionnel de santé pour identifier l’option la plus adaptée.17,18

  • Quels sont les différents moyens de prévention du VIH ?

    Il existe plusieurs méthodes très efficaces pour prévenir l’infection par le VIH :

    1. Utilisation du préservatif : une utilisation correcte et régulière des préservatifs ou d’autres méthodes barrières aide à la prévention de la transmission du VIH.
    2. PrEP : prendre la PrEP régulièrement ou à la demande avant une exposition potentielle au VIH réduit considérablement le risque d’infection par le VIH.13 La forme la plus courante de PrEP est le comprimé quotidien, mais dans certains pays, des PrEP injectables administrées plusieurs fois par an sont disponibles.
    3. Dépistage régulier : connaître son statut VIH grâce à des tests réguliers (en clinique ou à domicile) permet une détection précoce et aide à prévenir la transmission du VIH à autrui.
    4. Éducation et sensibilisation : promouvoir la sensibilisation, les pratiques sexuelles sûres et la compréhension des modes de transmission du VIH contribue à réduire la transmission du VIH.
    5. Être attentif aux comportements à risque : chez ViiV Healthcare, nous encourageons une approche positive et respectueuse du plaisir sexuel. Nous pensons qu’il est essentiel d’avoir une communication ouverte sur les désirs et les limites, ainsi que de rester vigilants et informés face aux risques.
    6. TASP (Treatment As Prevention)
    7. TPE (Traitement Post-Exposition)
    8. Utilisation de matériel à usage unique pour les usagers de drogues injectables (UDI)

    Le meilleur choix pour vous dépendra de votre situation personnelle. Différents facteurs peuvent influencer la meilleure option : votre sexe, votre orientation sexuelle, vos pratiques sexuelles, et les traitements concomitants que vous prenez (y compris à usage récréatif).

    Une discussion ouverte et honnête avec un professionnel de santé est essentielle pour définir une stratégie de prévention qui vous convient.

  • Comment assurer la prévention de la transmission materno foetale du VIH ?

    La transmission périnatale se produit lorsqu’une personne enceinte vivant avec le VIH transmet le virus à son bébé.19 La PrEP est recommandée pour toute personne ayant un partenaire séropositif au VIH et envisageant une grossesse.

    La prévention de la transmission du VIH au nouveau-né est possible. Prendre un traitement antirétroviral (ARV) pendant la grossesse et administrer des traitements préventifs au bébé peuvent réduire le risque de transmission à moins de 1 %.19 Après l’accouchement, l’utilisation de lait maternel pasteurisé provenant d’une banque de lait est conseillée, surtout si le parent présente une charge virale détectable.19

  • Les lubrifiants peuvent-ils prévenir le VIH ?

    Les lubrifiants ne préviennent pas directement l’acquisition du VIH, mais ils peuvent rendre les rapports sexuels plus sûrs. Ils réduisent le risque de lésions vaginales ou anales causées par la sécheresse et les frictions, et diminuent les risques de rupture du préservatif.20

    C’est pourquoi les lubrifiants à base d'eau ou de silicone sont particulièrement recommandés pour les rapports anaux, notamment chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH), où le risque est généralement plus élevé.21

  • Existe-t-il un vaccin préventif contre le VIH ?

    Il n’existe actuellement aucun vaccin contre le VIH, mais les chercheurs travaillent activement à son développement.22 En 2019, des essais ont été menés pour créer un vaccin dans le cadre d’un essai clinique de phase 3 à grande échelle (Mosaico), mais il a été jugé inefficace et abandonné.23 Les scientifiques poursuivent leurs recherches pour mettre au point un vaccin préventif sûr et efficace contre le VIH.22,24

  • La circoncision peut-elle prévenir le VIH ?

    On pense que l’activation immunitaire des cellules du prépuce pourrait contribuer à l’acquisition du VIH.23 La circoncision peut réduire le risque de transmission, mais elle n’est pas aussi efficace que d’autres méthodes de prévention contre le VIH, comme la PrEP et les préservatifs.12,26,27

    Chez les hommes ayant des rapports hétérosexuels avec des femmes séropositives au VIH, la circoncision réduit le risque d’acquisition du VIH de 50-60 %. Cependant, l’effet protecteur est plus faible (environ 23 %) chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH).26 Elle n’apporte aucun bénéfice aux femmes.

    Ainsi, bien que la circoncision diminue le risque de transmission, elle ne prévient pas totalement le VIH et offre une protection bien moindre que l’abstinence, la PrEP au VIH ou l’utilisation correcte du préservatif.

  • Le TPE est-il plus efficace que la PrEP ?

    Le TPE et la PrEP sont deux traitements préventifs du VIH différents, utilisés à des moments distincts. Le TPE est utilisé après une exposition. Comparer le TPE et la PrEP en termes de « puissance » n’a pas de sens, car ces méthodes répondent à des objectifs et des contextes différents.

    Le TPE consiste en un traitement de 28 jours de médicaments prescrits en urgence après une exposition, tandis que la PrEP peut être prise quotidiennement par voie orale, en discontinu ou ‘en continu’, ou sous forme de traitements injectables à longue durée d’action administrés plusieurs fois par an.16,28 La PrEP en discontinu implique la prise de comprimés avant le rapport sexuel puis deux jours après.28

  • Les antibiotiques peuvent-ils prévenir le VIH après une exposition ?

    Les antibiotiques ne sont pas adaptés à la prévention du VIH, car le VIH est un virus et non une bactérie.29 Les antibiotiques sont conçus pour traiter les infections bactériennes, pas virales.29 La prise de TPE reste la seule méthode efficace pour prévenir le VIH après une exposition.29

Abréviations:

ARV, antirétroviral; I=I, indétectable = intransmissible; HSH, hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes; IST, infections sexuellement transmissibles; LDA, longue durée d'action; PrEP, prophylaxie pré-exposition; SIDA, syndrome de l'immuno déficience humaine; TasP, traitement comme prévention; TPE, traitement post-exposition; UDI, usagers de drogues injectables; VIH, virus de l'immunodéficience humaine.

References:

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NP-FR-HVU-WCNT-260004 – Avril 2026